L'Écart, Lieu d'art actuel
Rouyn-Noranda, 2000
Maison de la culture N.D.G.
Montréal, 2000
USINE C
Montréal, 2000


"Le survivant doit envisager tous les moyens à sa disposition, en donnant préférence à ceux qui demanderont le moins d'effort."



Une visite en forêt pour retrouver ses propres racines en faisant à rebours le chemin de la civilisation. Prendre un sentier pour atteindre un état de plénitude. Assurer le maintient de ses fonctions vitales (pour ne pas s'ennuyer).

Le défi de côtoyer des besoins élémentaires, des dangers que l'on ne connaît plus. Envisager le pire. Voir ses rapports avec la nature filtrés par une technologie extrêmement sophistiquée. Se servir du décor naturel comme d'un écran pour projeter ses fantasmes de civilisés.

L'essentiel et le superflu, la conquête et la vulnérabilité, le loisir et la survie.



" Si vous ne savez pas où vous vous trouvez, vous pouvez rarement choisir une route. "



L'ennui provoque chez le campeur un sentiment de déséquilibre et ce dernier fera tout ce qui est en son pouvoir pour se convaincre qu'il ne s'ennuie pas. Il se lancera alors dans une série d'occupations ayant pour objectif d'assurer le maintien de ses fonctions vitales. Préparation de l'emplacement, installation du campement, ramassage du bois, allumage du feu, préparation d'un repas, etc. Il veillera sagement à prendre une pause entre chaque activité (rien ne presse pense-t-il). En fait, il anticipe déjà le moment où il aura épuisé cette liste de tâches. Quand tout sera terminé, il essaiera de ne rien faire. Même pour une conscience qui recherche la plénitude, cet exercice s'avère inconfortable. Il accueillera donc avec soulagement l'heure du coucher, heure à laquelle ne rien faire devient enfin une activité.